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SPECTRAL à S8 Mostra de cinema periferico

Wandering +Desbordamientos

Quelle joie pour Mire et Laia-Torre, Porto d’être réuni.e.s à la 16e édition du festival S8 – Mostra de cinema periferico à la Corogne en Espagne, du 4 au 8 juin prochain !

Le final de cette 16 édition prendra la forme d’une escapade nocturne dans la ville de la Corogne au cours de laquelle se déploiera au gré des étapes une sélection de films choisis lors d’une joyeuse partie de ping pong avec nos amies de Porto.
Cet évènement s’intègre dans SPECTRAL – projet de coopération européenne réunissant 6 labos qui, au-delà d’une recherche de nouveaux dispositifs pour le cinéma élargi et de résidences de création, inclut également des collaborations avec des lieux ou des festivals.
Pour cette partie du projet, nous avons choisi de travailler par paires – en connectant deux laboratoires à la fois avec le contexte d’un festival.
La collaboration entre LAIA- Torre et Mire est apparue comme une évidence, étant donnée la complémentarité de nos lignes de recherche : Wandering (nomadisme, arpentage) et Primal Light (lumière primitive et projection dans des environnements naturels).
Grâce aux fantastiques projecteurs mobiles et autonomes développés durant les séminaires Wandering, cette nouvelle projection déambulatoire s’annonce légère et douce comme une nuit d’été.

MÜNCHEN – BERLIN WANDERUNG de Oskar FISCHINGER
1927 / 35mm / n&b / silencieux / 5′ 00
Des routes secondaires, parcourues à pied, parsemées de visages nous provenant de 1927.
Le cinéma ou l’art des fantômes.

11/65 BILD HELGA PHILIPP de Kurt KREN
1965 / 16 mm / n&b / silencieux / 2′ 56
Avec Günter et Diana Brus, Otto Muehl, Kurt Kren…
«Bild Helga Philipp est l’abstraction optique d’une abstraction optique: Kren a tout simplement mêlé des mouvements filmés et des sections d’une peinture optique d’Helga Philipp ; il en résulte des mouvements optiques.» Steve Dwoskin.

DENSITÉ OPTIQUE II de Patrice KIRCHHOFER
1979 / 16mm / couleur/ silencieux / 3′ 26
Essai sur des trames de couleurs. Sur des lanières de lumières et des images morcelées. Au bout d’une démarche, le dernier avatar d’une époque. Il a bien fallu changer de route après cette impasse. LC

LUNAR ALMANAC de Malena SZLAM
2013 / 16mm / couleur / silencieux / 1E / 4′ 00
Lunar Almanac consiste en une série de notes visuelles qui tracent les points d’observation du cycle lunaire. Faisant appel à des longues expositions et des prises photographiques uniques « single-frames », le montage inaltéré réalisé à même la caméra cumule plus de 4000 superpositions de demi-lunes, nouvelles lunes et pleines lunes. Ces inscriptions lunaires défilent avec une énergie frénétique, illuminent nos rêveries nocturnes comme elles affectent les marées. LC

LA PÊCHE MIRACULEUSE de Cécile FONTAINE
1995 / 16mm / couleur / silencieux / 10′ 00
Tourisme aux Seychelles, vues sous-marines, textes éducatifs, Ektachrome attaqué à l’eau de Javel, photogrammes en 16mm, images en Super-8… ce sont les images et les matériaux qui nous entraînent du port à l’assiette. De fragment en collage, nous abordons le monde marin à travers un traitement singulier du support : la pellicule. LC

EYE ECLIPSE + 3 SUNS + SOLAR, THE BLINDMAN EATING A PAPAYA + HEAT RAY de João Maria GUSMAO & Pedro PAIVA
2007-2011 / 16mm / couleur / silencieux / 8′ 32
4 « vues animées », dont le dispositif pourrait rappeler celui des frères Lumière. Le cinéma dans son plus simple appareil : une caméra fixe, un phénomène observé, son inscription dans l’émulsion de la pellicule.
Et là, de cette apparente simplicité surgit l’étrangeté, selon une formule magique propre au duo d’artistes portugais.

HAND HELD DAY de Gary BEYDLER
1974 / 16mm / couleur / silencieux/ 6′ 00
Ce film a été réalisé en utilisant le «time-lapse», en une prise unique sur une route d’Arizona, de l’aube au crépuscule pendant 14 heures. Faisant face à l’ouest, Beydler tenait dans sa main droite un petit miroir, qui était cadré par la caméra faisant face à l’est. Un intervalleur contrôlait la caméra, déclenchant une exposition toutes les six secondes. On s’arrêta de filmer à cause de l’obscurité. LC

PRIMA MATERIA  de Charlotte PRYCE
2015 / 16mm / couleur / silencieux  3′ 00
De minces filets d’énergie, en s’enroulant sur eux-mêmes, se transforment en une mystérieuse poussière dorée composée de cellules microscopiques : ce sont les particules lumineuses du rêve de l’alchimiste.
PRIMA MATERIA s’inspire de l’émerveillement obstiné du De Rerum Natura de Lucrèce. Il s’agit d’un hommage à ces premières tentatives de captation – photographique – de la nature extraordinaire des phénomènes tapis juste derrière la limite de la vision humaine. LC

Films en distribution chez Light Cone


++ BONUS

En amont cette projection-exploration, le programme CONFLUENCES & DETOURS et la performance SMOKESHOW
par Antoine Ledroit, Aurélie Percevault et Pierre Pierre Pierre.
Le labo de Mire à l’honneur !

PROGRAMME COMPLET DE CETTE EDITION 2025 DE S8