GLISSEMENTS URBAINS + Recife, DJ Moulafacettes et le Mire Crew

Projection + DJ set - Mire x Festival Zones Portuaires - Saint-Nazaire

La 9ème édition du festival nazairien Zones Portuaires accueille cette année encore l’association Mire pour une soirée en deux temps : une séance de projection puis un dancefloor endiablé !

 

  • 21h30 (Salle cinéma) : Projection « GLISSEMENT URBAINS »

Le choc du bitume.
Corps virevoltants transcendés comme si les roues donnaient des ailes.
Des regards aériens caressant le béton…

…Sur invitation de Zones Portuaires, Mire propose une sélection de petites perles cinématographiques guidée par une interprétation ouverte de la thématique de cette 9ème édition : le skateboard. Comme un prétexte aux errances de zones portuaires, de recherche de dépassement et autres glissements urbains.

 

PROGRAMME (environ 1h) :

 

MICRO-TROTTOIR  de Jérôme Fino, Antoine Rivière & ZINC
2013 / vidéo bruitiste / 10’50

Au départ c’est la rencontre d’un skateur minimaliste et d’un vidéaste approximatif autour de cette question : dans une sous-culture cinquantenaire, que reste-t-il à défendre?
Et ceux qui tentent de la vendre se le demande aussi…
Le skateboard est à la fois un sport et un art. Un sport car c’est une discipline mettant l’accent sur la performance. C’est ce qui le confond avec le commerce.
Un art, car la cible à atteindre est en mouvement, ce qui l’apparente à la danse. Une véritable planche en bois d’érable canadien qui dérape avec style sur le mobilier urbain.
Ça se cogne, se frotte et se casse. Du coup ça recommence, en boucle, des années entières à s’en crever les tympans. Car ce qu’il reste à défendre dans le skate c’est peut-être encore le son.

RAILINGS de Guy Sherwin
1977 / 16mm / n&b / sonore / 6′ 40

« Ce film est projeté dans un format vertical avec le projecteur couché sur son côté gauche.
Un film faisant partie d’une série qui interroge les qualités du son issu directement de la bande-image. Les images que vous voyez sont lues simultanément par la tête de lecture optique du projecteur, qui les convertit en sons. Ce film se sert de l’effet oral de la perception visuelle; plus la perspective des marches est raide, plus les intervalles de noir et blanc sont proches, plus le son devient haut. »

ÉPOCA ES POCA COSA de Ignacio Tamarit et Tomás Maglione
2021 / S8 vers 16 mm / 2’

Les objets urbains ont hérité d’un potentiel animé. Ces éléments, déconnectés les uns des autres sont liés par le mouvement de la caméra, qui glisse dans la ville à la recherche de sa forme définitive.

TEACUP PART 1 de Artūrs Lūriņš
Latvia / 2023 / sound / 35mm to digital / 5’30 »

De la patience et de la volonté, à quel point peux-tu dépasser tes limites ?

LOS OJOS de Gary BEYDLER
1974 / couleur / silencieux / 1′ 30

« Avec une durée d’un peu plus d’une minute, Los Ojos […] démontre le côté fantasque de Beydler qui, alors que ce fut moins évident dans ses films les plus iconiques, est un élément clé de sa sensibilité. Ici, Beydler fait le geste californien classique du renversement des lunettes de soleil pour faire la satire du LA art-cool, avec des effets pixelisés comiques. »- Mark Toscano

MARKET STREET de Tomonari NISHIKAWA
2005 / 16mm / n&b / silencieux /  5′ 00

« Intéressé par les instruments de projection et la perception visuelle humaine, j’ai juxtaposé soigneusement des images de Market Street image par image, afin de créer certains évènements à l’écran. En regardant mes films super 8, Sketch Film #1 and Sketch Film #2, j’ai réfléchi à certaines séquences de ce film avant de travailler sur ce projet. Aucune technique de re-photographie n’est utilisée. Le résultat peut paraître abstrait mais assez représentatif pour montrer les caractéristiques de la rue. »

DEGREES OF LIMITATION de Scott STARK
1982 / 16mm / couleur / silencieux / 3′ 00

« Film silencieux réalisé en 15 minutes environ, à San Francisco en 1982. La caméra Bolex 16mm montée sur un pied, je remontais le moteur d’un tour de manivelle, puis je courais aussi loin que je pouvais avant que la caméra ne s’arrête (environ 1 seconde). Ensuite, je revenais en arrière, je donnais 2 tours de manivelles et je recommençais, et ainsi de suite. À chaque tour de manivelle supplémentaire, je gravissais la colline un peu plus loin et j’étais un peu plus essoufflé. J’ai répété la manœuvre jusqu’à épuisement de la pellicule. »

BORDERLAND de Jun MIYAZAKI
1999 / 16mm / couleur / sonore /  15′ 00

« Je suis cameraman et je cherche une proie dans une région éloignée ; pourtant elle se trouve juste à côté de nous, il s’agit du quotidien. c’est là, que les choses se terminent et commencent sans cesse…J’ai toujours été impressionné, dès ma plus jeune enfance, par cet événement et par l’existence d’un tel lieu, le quotidien. J’aime le sentir, en faire partie, être à l’intérieur et respirer cet air. Mon coeur bat au même rythme que l’espace qui m’entoure. »

12 EXPLOSIONEN de Johann LURF
2008 / Betacam SP vers DCP / couleur / sonore / 6′ 00

« 12 Explosions est une série de tableaux nocturnes filmés à Vienne. Avant l’avènement des détonations, les lieux sélectionnés pour eux ressemblent à des scènes de crime : des coups de feu dans un chemin à peine éclairé, des parkings désertés, un pont piéton en acier, à partir d’une seule perspective centrale. Ces endroits attendent virtuellement que quelque chose se passe. Le titre du film nous laisse entendre qu’il en sera ainsi. »

+++

Les Horizons de Antoine Ledroit & Wilfried Thierry
2024 / 16mm / couleur / 10′
Tourné sur différentes plages de Saint-Nazaire et des environs.
« Quoiqu’il nous soit advenu, les horizons étaient là.
Quoiqu’il nous advienne, les horizons sont là.
Quoiqu’il nous adviendra, les horizons seront là. »

  • 22h30 (Salle expo) : DJ sets + jeux de lumières

Après la projection, place au dancefloor !

Recife & DJ Moulafacettes + jeux de lumières par le Mire crew

Rencontre nocturne de deux DJs officiant à Mire le jour, agrémentée d’une explosion visuelle collective fantasmagorique à base de lanterne magique, boucles de films 16 et autres subterfuges.

De la musique trad’ à la musique électro en passant par de la pop indépendante, Recife trace des chemins de désir de danse sur des berges féministes queer. Dj Moulafacettes c’est un enchevêtrement de rythmes chauds, vifs et colorés qui naviguent de l’underground étincelant  à la techno psychédélique avec une affection non dissimulée pour les musiciennes badass du monde entier …

 

Crédit images : © Tous droits réservés par les artistes / Autorisation de Light Cone © All rights reserved by the artists / Courtesy of Light Cone