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Seeing Sound (w/ Guy Sherwin) au Festival CABLE#7

Après le Brunching with… à midi, Mire propose de prolonger l’après midi avec SEEING SOUND un programme des films, pour cette journée de clôture du Festival Cable#7 à la Salle Bretagne. Dans ce programme d’un échantillon de films qui utilisent les qualités graphiques de l’image comme bande son optique, nous voyons ce que nous entendons et nous entendons ce que nous voyons. Que ce soit la lumière pure ou des images photographiques, ces films traduisent la lumière et des motifs en signaux audio. L’image dans le son… et inversement Programme présenté avec Guy Sherwin qui répondra aux questions à la fin de la projection.

Guy Sherwin a étudié la peinture avant de faire des films et des performances, dans les années 1970, influencé par la pratique radicale de la London Film-Makers Co-operative. Depuis 2005 Sherwin et sa partenaire Lynn Loo collaborent dans un travail de performance où ils adaptent les films de ses débuts en multi-projections, ce qui les amène à produire de nouvelles œuvres collaboratives où la lumière, le mouvement et les sons faits de lumière sont les éléments fondamentaux. Ces performances ont été montrées en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Australie.

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ORNAMENT SOUND de Oskar FISCHINGER

MOVIE MELODIES de Jun'ichi OKUYAMA

ARNULF RAINER de Peter KUBELKA

Lis Rhodes - Dresden Dynamo (1971)

 

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Cycles - Guy Sherwin

START de Stephan GUÉNEAU

1998 / 16 mm / n&b / son / 3′ 00 /
Le son et les «images» de ce film ne sont qu’un petit exemple de l’élaboration d’un film, des indications techniques obligatoires à la constitution du film: par exemple, les indications sur les copies de travail pour le(s) laboratoire(s) voire les indications pour le projectionnist.

ORNAMENT SOUND de

Oskar FISCHINGER

1932 / 16 mm / n&b / son / 7′ 00 /
«Son synthétique dessiné dans les studios de Fischinger au début des années 30 en Allemagne. L’une des premières expériences nous faisant voir ce que l’on entend.» yann beauvais.
[Plus d’informations sur les Ornemental Sound Experiment d’Oskar Fischinger]

ARNULF RAINER de Peter KUBELKA

1958-1960 / 16 mm / n&b / son / 6′ 30 /
«Je pense qu’Arnulf Rainer est le film le plus proche de l’essence du cinéma qui existe parce qu’il emploie les éléments qui constituent le cinéma dans leur forme la plus radicale et la plus pure. C’est la lumière et l’absence de lumière, c’est le son et l’absence de son et leur événement dans le temps. Kubelka finit par faire un film sans image du tout (ou plutôt avec seulement l’horizon, le fondement de toute image), soit une succession soigneusement structurée de photogrammes blancs ou noirs, accompagnés ou non de son – utilisant ainsi les quatre figures audiovisuelles les plus simples de l’histoire du cinéma.» Dominique Noguez.

MY MOVIE MELODIES de Jun’ichi OKUYAMA

1980 / 16 mm / n&b / son / 7′ 00 /
Dans ce film, l’image produit le son, du «son d’images». Le cinéaste fait des prises de vues de paysages, d’incidents. Les diverses images servent à couvrir une gamme de sons étendue . La mélodie principale est l’image radiographique d’un peigne.

DRESDEN DYNAMO de Lis RHODES

1971 / 16 mm / coul / son / 5′ 00 /
C’était peut-être un question du son – l’incertitude de n’importe quel synchronisme entre ce que L’on a vu et ce qui a été dit qui a commencé une recherche entre la relation de le son et l’image. Dresde Dynamo est un film que j’ai fait en 1972 sans caméra – dans lequel l’image est exactement la bande son – la bande son l’image. Un film document.

MUSICAL STAIRS de Guy SHERWIN

1977 / 16 mm / n&b / son / 10′ 00 /
J’ai filmé un escalier en fonction du type de son qu’il fallait produire. J’ai utilisé un objectif fixe et j’ai filmé à partir d’un point fixe en bas de l’escalier. En élevant la caméra, j’ai pu augmenter le nombre de marches dans le cadre. Plus le nombre de marches augmente, plus la hauteur du son augmente. Un processus simple me donne une échelle musicale (de 11 marches) qui est basée sur les lois de la perspective visuelle. La différence de volume s’établit en fonction de l’exposition. Plus l’image est sombre, plus le son est fort.

NEWSPRINT de Guy SHERWIN

1972 / 16 mm / n&b / son / 5′ 00 /
J’ai collé le journal du dimanche avec de la glue sur de l’amorce 16mm transparente. Puis j’ai poinçonné les perforations bouchées par le papier afin que le film passe dans le projecteur. J’ai ensuite exposé ce « film-journal » à une forte lumière afin de le copier sur une autre pellicule. Ce qui fait apparaître clairement les lettres et les mots, qui génèrent également du son quand ils passent sous la tête de lecture du projecteur.

RAILINGS de Guy SHERWIN

1977 / 16 mm / n&b / son / 10′ 00 /
Un film faisant partie d’une série qui interroge les qualités du son issu directement de la bande-image. Les images que vous voyez sont lues simultanément par la tête de lecture optique du projecteur, qui les convertit en sons. Ce film se sert de l’effet oral de la perception visuelle; plus la perspective des marches est raide, plus les intervalles de noir et blanc sont proches, plus le son devient haut. Je voulais voir ce que donnerait le son des arrêts sur image et les effets de «flicker». Ce film est projeté dans un format vertical avec le projecteur couché sur son côté gauche.

Cycles #3 de Guy Sherwin

1972-2003 /16 mm / n&b / son / 9′ 00 /
Performance à deux projecteurs et deux pistes son avec Guy Sherwin et Lynn Loo CYCLES est un film à clignotement («flicker» film) qui questionne les rythmes de la lumière et du son au seuil de la persistance visuelle et de l’audible. Réalisé en perforant de l’amorce et en utilisant une bande-son faite à la main, le film a ensuite été tiré artisanalement afin d’incorporer un rythme de fluctuation lumineuse.

Et après la séance… deux concerts / diffusion sonores

+ Dimanche 23 février – 16h – 6/8€

THOMAS TILLY – Script Geometry (fr) / OLIVIA BLOCK (usa) diffusion, field recordings / électroacoustique haut gamme
[Plus d’informations sur la dernière journée du Festival CABLE#7]

 

++ Voir aussi les performances de Guy Sherwin et Lynn Loo vendredi 21 février à 20h à l’Espace Cosmopolis (18 rue Scribe – passage Graslin – 44000 Nantes 6€/8€).

 

 

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