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The Drive In experience

Il est 20h 30 et vous tendez vos tickets à l’ouvreuse...
Ce soir, vous échappez à la routine des plateaux-repas devant la télévision et sortez le grand jeu à votre petit(e) ami(e) ! Vous aurez peut-être la chance d’être placés dans une voiture de luxe décapotable adaptée au romantisme du Drive-In …
Ou bien vous serez placés au premier rang à moins de dix mètres de l’écran géant sur un siège ou une banquette auto démontée, mais, mordu de cinéma, l’illusion sera parfaite.
Ou enfin, placés sur les gradins, vous profiterez de la vision retrospective de ce Driving reconstitué. Vous pourrez épier les véhicules exposés et leurs occupants tout en rapportant les dernières histoires du campus ou de votre journée de travail.
Mais restez attentifs aux films cultes qui passent à l’écran car il y aura de l’action, du suspens et de la vitesse …

VENDREDI 23 OCTOBRE

VANISHING POINT

Longtemps oublié au profit des nombreux autres films de voitures et de courses poursuites, Vanishing Point a aujourd’hui atteint le statut de film culte sauvé des limbes du cinéma américain.
Ce road movie ultime et métaphysique nous conte la dernière traversée d’un homme à bout de souffle dans une Amérique qui a fini de rêver. Entre la fureur des mécaniques de Mad Max de George Miller et la poésie de Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni.

+ 2 films expérimentaux :

DEEP SIX de Sami VAN INGEN

2007 / 35mm /coul /sonore / 7’
Deep Six a un triple point de départ : un semblant de récit réédité à partir d’un film hollywoodien de seconde zone (The Rage, 1998), le pari d’utiliser la photocopie couleur comme une esthétique cinématographique et l’exploration des possibilités offertes par le cadre de la pellicule comme un élément visuel dynamique. Les expérimentations de Sami van Ingen reposent sur l’inspection de l’équipements cinéma lui-même et de ses frontières. Ici, il créé un nouveau film en photocopiantla pellicule 35mm de l’original. Depuis ses débuts, son oeuvre a été diffusée dans de nombreuses soirées et festivals nationaux et internationaux. >> extrait

GIRAGLIA de Thiery VINCENS

1968 / 35mm / coul / sonore / 5’30
Giraglia est le parfait contrepoint de sa bande son : la musique de Pierre Henry et Michel Colombier composée pour le ballet de Maurice Béjart, Messe pour le temps présent. C’est l’un des films abstraits les plus spectaculaires jamais faits : dans un cinémascope aux couleurs somptueuses, l’écran ne cesse d’exploser en textures de cire chaude jetées dans de l’eau froide. [Crystals and Curves]
En 1963, Maurice Fleuret écrivait: «Les projections cinématographiques de Thierry VINCENS sont plus qu’un somptueux numéro de cinéma abstrait, plus qu’une illustration visuelle d’un monde intérieur dont la musique nous transmet l’écho, elles déterminent véritablement avec l’univers sonore une synthèse lyrique dont la force de persuasion est unique dans l’histoire de l’art nouveau.» [Lightcone]
>> extrait

SAMEDI 24 OCTOBRE

Death Race 2000

Surfant sur la mode du film de science fiction pessimiste (dystopie), Death Race 2000 (sorti après le célèbre Soleil Vert de Richard Fleischer) met en scène le règne des medias et du grand spectacle à la manière d’un électrochoc déverse  des litres de sang synthétiques sur le bitume, dynamite le road-movie à l’humour noir et nous sert un remake du dessin animé Les Fous du Volant version Mad Max.

+ 2 films expérimentaux :

ROUTEMASTER de Ilppo POHJOLA (Finland,1957-)

2000 / 35 mm / coul-n&b / sonore / 17’
Routemaster est le deuxième film d’un diptyque de Pohjola commencé avec Asphalto. Mais à la différence de son prédécesseur, Routemaster ne laisse plus aucune place à la vie humaine qui semble avoir disparu. Les mécaniques de ces voitures de rallye semblent fonctionner d’elle-même. Le rythme effréné du film est donné par des insertions fugaces, pareilles à celles d’un stroboscope qui coupe l’image déjà tremblotante par un gros plan de drapeau à damier ou par des images teintées qui débordent et colorent le film. Puis l’écran se divise et l’image devient encore plus fragmentée, une mosaïque de plus en plus éclatée qui brouille notre vision jusqu’à devenir complètement abstraite. Routemaster est un petit manuel d’écolier du mouvement cinétique poussé à l’extrême, la vitesse engourdi nos sens, l’accélération des images les rendent difficiles à regarder si bien qu’elles agressent notre oeil. Une sorte de Blitzkrieg visuel lancé sur tout un système nerveux à travers la rétine torturée du spectateur.
>> extrait

REALTIME de Siegfried A. FRUHAUF (Autriche,1976-)

2002 / 35 mm / coul / sonore / 4’ 30
Tout ce qui répond au nom de cinéma, se ramène à deux données : la lumière et le mouvement (structuré avec régularité). Siegfried Fruhauf a opté pour la plus simple d’entre elles et l’a résumée dans Realtime de la façon littéralement la plus claire et symboliquement la plus évidente qui soit -en allant à l’essentiel : le soleil. La lumière du soleil est la seule lumière qui éclaire l’écran de cinéma dans tout REALTIME. Et le lever de soleil filmé en temps réel est le seul mouvement que nous percevons. Malgré sa simplicité, il n’en concentre pas moins toutes nos attentes. Fruhauf transforme cet astre et son apparition en énigme. Sommes-nous à l’aube ou à la fin des temps? Finira-t-il sont mouvement tel que nous le connaissons ou cette musique annonce-t-elle un évènement inattendu?

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