MireCinéma expérimental & image en mouvement+33 (0)2 40 89 78 07
info@mire-exp.org

#1 Figures Spatiales

“Est-ce que les Hommes sont une partie de l’espace ou existons-nous simplement dans l’espace mais n’avons rien à voir avec lui ? » ou « Qu’est-ce que l’espace sans la présence de l’autre?”

 

Buddha’s pizza de Chris Gallagher 2011 / coul / son / 10’ 34
Quelle est la place de l’être humain dans le cosmos?

Bouddha commande la pizza absolue, celle qui n’est jamais terminée, mais constamment en devenir. En voyageant seul dans les parties merveilleuses du monde, on cherche toujours quelqu’un, même un parfait inconnu, à qui dire « c’est beau, non ? ». Qu’est-ce que l’espace sans la présence de l’autre.

 

2∞1 : A Space Cut de Antoni Pinent 2005-2007 / coul / son / 8’ 40
« Le concept de l’infini dans cette œuvre manifeste se traduit par l’union de coupe à coupe, en considérant que l’infinité des éléments et hasards entre les plans est trop vaste. Un plan contient une durée délimitée ainsi q’un espace et un champ d’action définis, tandis que l’intersection est quelque chose qui nous échappe à cause de son importance, quelque chose que nous ne pouvons délimiter. Un autre point, et pas le moindre, est de se rappeler que ce film contient la plus grande ellipse de l’histoire du cinéma, 4 millions d’années: d’un os en chute libre nous arrivons à un vaisseau spatial. Un raccord de plan qui a marqué un tournant dans l’histoire du cinéma et son rapport à l’ellipse. »

 

SPATIAL LINES de TINHOKO 2001 / coul / son / 4’ 00
« Les prises de vue que TINHOKO a utilisées dans SPATIAL LINES proviennent de pas moins de trois continents (Asie, l’Amerique et Europe). Instance visuelle suprême, des séries de traits blancs perpendiculaires traversent l’écran, chacune dans leur sens. Les séquences vidéo ordonnées sous cette animation graphique planimétrique changent en permanence de couleur et de format, subissent des déformations et des divisions ininterrompues. Ce processus se poursuit jusqu’à la décomposition de chaque plan en microstructures qui constituent alors de nouvelles couches de sédiments. » Norbert Pfaffenbichler

 

FLOW de LIA 2006 / n&b / son / 5′ 00
« Dans Flow, LIA travaille avec des formes quasi ornementales. Comme toujours les éléments de base sont des figures graphiques extrêmement délicates. A première vue, elles semblent des particules microbiologiques où poussent boutons et calices Art Déco ou Jugendstil qui ensuite seront couverts par un dense filet prenant l’apparence d’un bambou. Apparemment, l’esthétique du film se réfère à l’art minimaliste de l’Extrême-Orient. L’impression de mouvements rapides ne vient pas des éléments eux-mêmes, en réalité inertes, mais de la continuelle multiplication qu’ils connaissent.

«Naissantes et disparaissantes » les images de LIA sont en parfaite harmonie avec la musique de Joaquim. Inspirée par le chant parlé répétitif de Laurie Anderson dans les années quatre-vingt, une voix de femme y domine inscrite dans un environnement électronique minimaliste. Tandis que la musique suit une structure circulaire, visuellement la croissance des éléments devient de plus en plus dense et impénétrable. Et ce qui avait commencé comme le germe de petites graines circulaires disparaît à la fin de la vidéo dans un espace blanc, implosion de cette croissance sans fin. » Gerald Weber

BYE BYE ONE de NotTheSameColor 2006 / coul / sound / 5′ 00
« On ne les voit qu’en fermant les yeux. » Mais fermer les yeux ne remplace pas tout à fait la perception du film, qui essaie cependant de reproduire ce phénomène. L’artiste Billy Roisz raconte « j’ai toujours été fasciné par les figures et les structures qui sont imprimées par la lumière sous la paupière. »

Le dispositif de création est composé de divers instruments audio et vidéo, connectés de manière à permettre de multiples chemins de retour d’information et d’interaction physique. Des signaux audio et vidéo quittent leur domaine pour acquérir une nouvelle fonction et une nouvelle signification. Les sons génèrent des images et on peut entendre le signal vidéo.

 

SCAPE TIME de TELCOSYSTEMS 2006 / coul / son / 8′ 21
Scape-Time est une rencontre de huit minutes avec les phases successives d’une excitation spatiale déployée dans un monde constitué par un réseau hautement dynamique d’objets visuels et sonores. Les structures qui en émergent sont gouvernées par des lois comportementales qui orchestrent la modulation des perspectives, le mélange des dimensions, leur positionnement, leur éclat et leur ton, tout en contrôlant la modulation du timbre et de l’espace sonores.

Travailler sur Scape-Time a nécessité de se concentrer sur la sélection et l’optimisation des états pertinents d’un processus, et sur la composition du rendu matériel extérieur au temps réel.

L’environnement informatique qui nous a permis de construire ces mondes et de décrire leur comportement dans un espace virtuel, est le résultat d’une recherche continuelle de notre propre langage et de notre propre narration dans l’image et le son abstraits.

 

SOLAR SIGHT de Larry JORDAN 2011 / coul / son / 15′ 00
« Une des questions que j’avais en tête était: quelle est la place de l’être humain dans le cosmos? Nous réfléchissons de plus en plus à ce qui est « au-delà ». L’art est de moins en moins concerné. Je ne sais pas pourquoi. Le sujet peut paraître un peu pompeux, mais je l’ai approché de manière simple. Je n’avais encore jamais travaillé avec la photographie en couleur comme support de base pour mes films de collage. J’ai été surpris de constater un résultat très puissant (accompagné par la musique très résonante de John Davis). Cela a été libérateur de lâcher des personnages humains dans une apperception de l’espace suggéré, et d’aborder l’énigme essentielle de la sphère tournante. » Larry Jordan

 

ENDEAVOUR de Johann LURF 2010 / coul / son / 16′ 00
Le film Endeavour de Johann LURF oscille entre documentaire, film d’avant garde et science fiction. Ce mélange très particulier de matériel et de techniques donne au spectateur un sentiment de vol dans les airs car le film s’échappe continuellement de la gravité des genres et des définitions toutes faites. Lurf utilise des séquences de la NASA lors du lancement de la navette spatiale de nuit et de jour suivant la fusée de lancement à son décollage jusqu’à son amerrissage. Chaque lancement est filmé par six caméras, une caméra en bas, une au milieu et une autre en haut des deux fusées de lancement. Lurf filme cette séquence simultanément et la monte ensuite, en passant d’une caméra à une autre toutes les 9 images, avec pour résultat trois coupes par seconde. La bande sonore du jour de lancement est intégralement utilisée, avec le son isolé de chaque roquette sur les niveaux gauche et droite, alors que le lancement de nuit est silencieux, avec une étrange bande son « fantôme » composée des échos du premier lancement. La structure strictement formelle du film- une structure résultant du matériel original – résulte de son effet mystérieux et hallucinatoire, où le documentaire chemine vers un cinéma d’avant-garde. Lurf intervient ici sur le temps, qui n’est plus synchronisé sur la séquence, mais qui apparait dans le rythme du montage, une danse circulaire de six pas puis un pas en avant.

Les commentaires sont fermés.

MIRE

info@mire-exp.org
17 rue Paul Bellamy
44000 NANTES
~
02 40 89 78 07
www.mire-exp.org