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Où l’art s’arrime 2016

affiche ancre recto v2 BON BON BON.inddLe festival de rêves partagés des étudiants des Beaux-Arts de Nantes

* ARTS VISUELS, PERFORMANCES, MUSIQUE

Chaque année depuis 2009, sous l’impulsion de Fabrice Azzolin, accompagné de Luc Barbier, tous deux enseignants aux Beaux-Arts de Nantes, « Où l’art s’arrime » donne à l’École des Beaux-Arts de Nantes Métropole l’occasion de révéler à un large public les talents et les orientations d’une future génération d’artistes. Porte ouverte extra-muros de l’école, ce festival qui fête cette année sa 7e édition sur le thème des rêves partagés, se dote d’une programmation riche en recherches artistiques. Il y mêle arts visuels, performances et musique. Au programme :  Peintures et vidéos, dessins, sculptures, installations participatives et interactives, performances, art culinaire, musique, théâtre de marionnettes et théâtre d’ombres, cinéma expérimental  – en partenariat avec MIRE.

Une fanfare atypique composée d’instruments recyclés et bricolés, guide le public d’un lieu à l’autre. Le goûter de 17h avec sa cagnotte participative, séduira les palais, le pot de l’amitié du dimanche 22 mai clôturera ce festival à partir de 19h.

Ce festival s’adresse à un large public de la métropole nantaise, dans des lieux singuliers:
– Au Pellerin, en bord de Loire, la Vinaigrerie accueille depuis quelques années des créations dans un esprit d’ouverture et d’éclectisme.
– A Saint-Jean-de-Boiseau, la Télindière présente le temps du festival les travaux des étudiants.

19h40 à 20h20: Bleu numéro 2 – Performance multi-projecteur et sonore par Elora Wagner, Simon Rolland, Maxime Juin, et Lou Villapadierna, quatre étudiants de 2e et 3e année. Performance crée pour « Où l’art s’arrime » suite à des stages et workshops avec Mire en 2015 et 2016.

Vers 20h20 un coup de coeur de MIRE 

Passage__lacte_4_stillsPASSAGE À L’ACTE de Martin ARNOLD  1993 / 16 mm / n&b / son / 12′ 00
Une famille américaine à table, enfermée dans le rythme cadencé de la table de montage. La courte séquence originale est parlante, elle est d’une harmonie classique et trompeuse, passant outre tout ce qui est essentiel pour empêcher l’aliénation. Arnold démonte ce scénario quotidien en brisant sa continuité originale. Il s’attarde sur les bruits de tôle, laisse les mouvements bizarres des acteurs en suspens. Le message supprimé, perdu, profondément ancré derrière cette idylle de famille s’appelle la guerre. Le premier choc, la première fuite, la peur au début du film: le garçon quitte subitement la table, ouvre brusquement la porte qui reste suspendue dans ce «loop» (boucle) propre à Arnold, produisant ainsi, de façon martelée, un rythme d’acier. Il doit revenir à table, sur l’ordre du «Sit down» (assieds-toi !) du père qui se répète mécaniquement. Et à la fin, quand les enfants se lèvent d’un bond pour finalement disparaître, Arnold reste accroché aux battements infernaux de la porte s’ouvrant sans cesse: comme s’il était tout à fait absurde de vouloir même essayer de quitter tout cela, ce lieu de l’enfance ainsi que celui du cinéma au double langage.» Stefan Griessemann

et

A LECTURE de Hollis Frampton 1968 / conférence performance / lumière 16mm / son / +/-20’00
Le 30 octobre 1968, au Hunter College de New York où il enseigne la photographie et le cinéma, le cinéaste américain Hollis Frampton présente une conférence, intitulée de manière tautologique, « A Lecture » – une conférence.
Après avoir mis en marche un magnétophone placé devant le public, il se dirige vers le fond de la pièce près du projecteur 16mm qu’il actionnera selon les indications de la voix préenregistrée. Le discours envisage dans un premier temps les circonstances générales de la séance cinématographique pour questionner ensuite, de manière ironique et spéculaire, les modalités de la situation présente. Après avoir évoqué l’obscurité de la salle, le conférencier souligne les propriétés du rectangle de lumière de l’écran.
Ce n’est qu’un rectangle de lumière blanche. Mais c’est en même temps tous les films. Nous ne pourrons jamais en voir plus à l’intérieur de notre rectangle, seulement moins. Un film est rendu visible, nous dit-il, par un effet physique de soustraction lumineuse. Érik Bullot, « De la conférence comme film », Décadrages, 21-22 | 2012

 

 

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