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L’objet et le réalisme de conception

Mire propose un programme de 9 films expérimentaux à la Chapelle de l’Oratoire, en écho à l’exposition « Fernand Léger : Reconstruire le réel » du Musée des Beaux-Arts de Nantes.

Considéré comme un peintre « réaliste » en phase avec les éléments de la vie moderne, Fernand Léger propose, des années 20 à l’immédiat après seconde guerre mondiale, des associations d’objets déroutantes, jouant de ruptures d’échelle, de mises en espace d’objets flottants, de motifs biomorphiques. S’il reste fidèle au « réalisme de conception » qu’il définit comme celui de la ligne, de la forme et de la couleur, Léger semble aussi attentif aux recherches plastiques des surréalistes.

BLAZES Robert BREERBLAZES de Robert BREER 1961 / 16 mm / coul / son / 3′ 00
100 images de base qui changent de position pendant 4000 images. Une explosion continuelle.

LMNO Robert BREERLMNO de Robert BREER  1978 / 16 mm / coul / son / 10′ 00
Un gendarme français se fraye difficilement un chemin parmi les dessins aux styles et échelles hétérogènes qui peuplent ce film. Encadrée par des images sous-marines et des vues de voyages, la partie centrale fait défiler des robinets, des aérosols, des tentes, qui s’effondrent, un jeu de croquet, un petit déjeuner et de la violence sexuelle ; tout cela semble suggérer une frustration domestique évidente.

ODDS AND ENDS de Jane CONGER BELSON SHIMANEODDS AND ENDS de Jane CONGER BELSON SHIMANE  1959 / 16 mm / coul / son / 4′ 00
L’un des premiers films-collages jamais réalisé. Il combine la peinture, des chutes de travelogues, des morceaux de films d’animation et de prises directes d’émissions de télé avec une dissertation pédante sur le jazz et la poésie, afin de créer dans le New American Cinema, un humour néodada.

 TRIGGER HAPPY Jeffrey SCHERTRIGGER HAPPY de Jeffrey SCHER 1996 / 16 mm / n&b / son / 6′ 00
Le divertissement d’un animateur ; tourné pendant trois longues nuits; en dansant dans la rue avec des milliers d’objets. Une étude des relations rythmiques de l’image par image. On essaye la collision ou encore l’animation séquentielle continue. Le recours à un film à haut contraste et l’utilisation d’une vieille caméra confèrent à ce film un incomparable goût du passé.

 CAPRELLES de Jean PAINLEVÉCAPRELLES de Jean PAINLEVÉ 1929 / 16 mm / n&b / son / 8′ 00
Leur constitution, locomotion et reproduction. La Caprelle est un minuscule crustacé sous-marin vivant dans les algues. Son allure de phasme ne l’empêche pas de se déplacer avec élégance dans son environnement.
« Quand le cinéma Les Miracles ouvre ses portes le 23 décembre 1930, la crédibilité scientifique de Painlevé se transforme en légitimité artistique. Le public est venu nombreux pour voir Hallelujah de King Vidor, Disque 957 de Germaine Dulac et Caprelles et Pantopodes de Painlevé. La presse est très généreuse. Fernand Léger dit que c’est le ballet le plus beau qu’il ait jamais vu.

LOOSE CORNER de Anita THACHER LOOSE CORNER de Anita THACHER 1986 / 16 mm / coul / son / 10′ 00
Dans LOOSE CORNER, Anita THACHER crée, au moyen de subtils effets spéciaux et de surimpressions, un environnement de boîtes où les objets et les individus prennent des proportions et des caractéristiques irréelles. Le spectateur ressent qu’il ou elle est entré(e) dans un monde qui a perdu sa réalité, contrôlé peut-être par une série de miroirs déformants. Dans le film, nous accompagnons un homme et une femme, un enfant et un chien, ainsi que des objets, dans un endroit impossible: un coin. Et là, surgissent ce produisent plusieurs bizarreries correspondant à ce que l’on voit et comment on le voit aussi.

 COUPE-FRANCHE de Pierrette AYME 1981 / Super 8mm / coul / sil / 6′ 00
Ce film, suite de variations de formes abstraites prélevées par «coupes» sur des objets de mon univers quotidien, est une tentative d’abolition du sujet au profit du langage cinématographique.

 VANISHING POINTS de Nana SWICZINSKYVANISHING POINTS de Nana SWICZINSKY 2005 / 35 mm / coul / son / 8′ 50
L’immersion dans les couleurs et les formes est en correspondance avec les « points de fuite » qui donnent son titre au film : comme éléments constitutifs de la géométrie qui menacent inlassablement de disparaître au fil de la transformation, mais aussi comme images clé ancrées dans le matériau de départ. Entre ces deux pôles : les anamorphoses d’une inexorable dérobade.

CRUX FILM  Lilli Carré et Alexander STEWARTCRUX FILM de Lilli CARRÉ et Alexander STEWART 2013 / Fichier numérique / coul / son / 5′ 07
Crux Film est une animation composée par des segments du travail réalisé par Lilli Carré et Alexander STEWART. Créé en plusieurs semaines au sein d’un studio qu’ils partageaient, ces simples segments animés se développent selon leur interrelation ; les idées, les images, les défis et les structures s’entrechoquent entre les tables lumineuses des deux animateurs.
Des agencements précaires et fluides s’interrompent constamment les uns les autres dans un montage de mises en attente, d’anticipations et de transitions des formes. Les arrangements des marques et des formes géométriques sont non résolus. Les objets luttent pour maintenir leur forme, pour rester droits ou éviter la disparition.

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