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La Longue Nuit du Court

Créée par Philippe Coutant en 2000 au Grand T, La Longue Nuit du court prend ses quartiers au lieu unique à l’automne 2011 pour une nouvelle édition. Toujours au programme, un vaste panorama du court métrage proposé en partenariat avec les meilleures structures régionales œuvrant dans le cinéma : le Festival des 3 Continents, Premiers Plans, Les Films du funambule, Mire, L’Atelier des images, Les-films-du-camion, la Région des Pays de la Loire… Au gré des déambulations entre la Cour, le Grand Atelier, les bars et le Camion sur le parvis: expérimentations, animations, raretés et inventions au format expresso pour tenir jusqu’à tard dans la nuit…

Programation MIRE

22h30 dans la cours

FRAGMENTS DANSANTS

Une programmation où il est question de danse et d’images, où les mouvements des images deviennent des chorégraphies dirigées par des cinéastes.

La danse est faite de mouvements décomposés, de fragments enchaînés les uns à la suite des autres et structurée sur une musique ou des sons. Ici la pellicule prend la place du danseur et interprète un ballet chromatique. Là, la musique se fait déchirante en contrepoint des mouvements des danseurs pour retentir dans un dernier slow. Danse de la vie, danse de la mort.

Mire, association de promotion de cinéma expérimental et d’images en mouvement, développe son projet autour de la diffusion, de la mise à disposition d’un laboratoire de pratique cinématographique et de la mise en place d’actions culturelles en lien avec un territoire.

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Endless title de Pedro MAIA, 2008 / Mini DV / coul / sil / 10’
Endless est un état établi ou reconnu de quelque chose.
Entièrement développé et traité manuellement dans une chambre noire, ce film est le début et la fin de l’installation multi-écrans, Le Portrait.
Le film est une chorégraphie de couleur et de rythme pur où le ruban de la pellicule ondule et twiste dans la lumière et le grain de l’émulsion.

Happy-end de Peter TSCHERKASSKY, 1996 / 16 mm / coul / son / 12’
HAPPY-END est constitué de « found footage »: l’auteur a retravaillé des films de famille des années 1960 et 1970. Dans les extraits sélectionnés parmi plusieurs heures de pellicule mettant en scène la vie privée de Rudolf et d’Elfriede, on les voit tous les deux en train de faire la fête avec exubérance, de boire de l’alcool et de manger des gâteaux.

Papillon d’amour de Nicolas PROVOST, 2003 / Mini DV / n&b / son / 4’
Un papillon d’amour implosant tel une métaphore de l’amour impossible. L’effet de miroir et de symétrie ajouté à l’extrait du film Rashômon de Kurosawa donne des airs de yôkai à ce personnage féminin qui se métamorphose et disparaît petit à petit jusqu’à s’évanouir dans les airs. La musique (The Wrath of Köhn) de Jürgen De Blonde accompagne supebement les images.
« Moi, ce que je cherche avant tout, c’est créer une émotion grâce à cette déconstruction. Je ne veux pas simplement faire une critique du cinéma, des codes ou des clichés. J’aime bien jouer sur les choses qui sont un peu «borderline» » NP.
Cette vidéo a reçu la mention d’honneur au festival du Film de Sundance en 2005.

L’arrivée de Peter TSCHERKASSKY, 1998 / 16 mm / n&b / son / 3’
Une vedette de cinéma (Catherine Deneuve ) chancelle vers le baiser final. Elle descend, un homme (Omar Sharif) se précipite vers elle, un baiser, un bonheur, une fin.
Le matériel d’origine remonte à Mayerling (1968), un mélodrame habsbourgeois du Britannique Terence Young. La couleur, autrefois présente, a été exorcisée par le réalisateur. Tscherkassky poursuit ici une relecture radicale en cinémascope: un train arrive et entre en collision avec sa propre réflexion. Les événements se précipitent: Tscherkassky hystérise les images, leur fait perdre leur certitude, croise les pistes sonores avec les bandes de perforation, change le positif en négatif, éventre son matériel… L’Arrivée fait du cinéma à partir d’erreurs, d’incartades. Avec L’Arrivée, Peter Tscherkassky reprend au départ, retourne à la lumière et aux Lumière, qui, à l’époque, ont fait un film sur l’arrivée d’un train.

The dance de David RIMMER, 1970 / 16 mm / n&b / son / 5’
Dans ce film, Rimmer spécule avec un humour irrésistible sur la nature des boucles cinématographiques. Nous voyons un couple tourner sur une piste de danse à une vitesse folle. L’effet vertigineux demeure même après que nous ayons compris comment est fait le film.
« The Dance » est construit à partir d’une séquence d’un vieux film répété en boucle, qui devient l’évocation fantomatique d’une énergie perdue, des rapports brisés d’une vie passée, comme un couple de danseurs de salon tourbillonnent en répétant les mêmes pas au-delà des limites de l’endurance.

3part harmony : composition in RGB #1 de Amanda Dawn CHRISTIE, 2006 / 16 mm / coul / son / 6
Ce film de danse expérimental emploie une version détournée du procédé Technicolor à trois matrices des années trente. Il a été tourné entièrement sur de la pellicule noir et blanc, avec des filtres de couleur, les matrices ont été ensuite recombinées et colorisées grâce à des techniques de tirage optique, plan par plan. Dans cette danse filmée, les gestes explorent la fracture psychologique et la réunification dans les représentations du corps féminin.

Black and white trypps number three de Ben RUSSELL, 2007 / 16 mm / coul / son / 11 30
Tourné pendant le concert du groupe de noise rock expérimental Lightning Bolt, ce film montre la transformation du défoulement collectif d’un public de rock en une transe rituelle mystique.
« Black and White Trypps Number Three » capture une performance « live » du groupe, bien que nous ayons seulement un aperçu furtif du duo à travers le manche d’une guitare basse. Nous ne voyons pas le groupe, nous voyons le public, nous entendons la musique et nous voyons comment la musique affecte le public.

Japon series de Cécile FONTAINE, 1991 / 16 mm / coul / son / 7
Travail sur la couleur après séparation et recomposition des différentes couches colorées d’un documentaire (trouvé) sur la performance parisienne d’un groupe japonais de danseurs buto.

World was on fire and no one could save me but you de Armel HOSTIOU, 2007/ DV / coul / son / 5’20
Un slow sur une musique romantique mais qui provoque sous son vernis rassurant une grande angoisse, un déchirement, une fin d’amour, une fin de soirée, une fin de vie?
En présence de l’artiste.

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