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Films en prose pour Midi Minuit Poésie#14

Films en prose, de Jacques Sicard

23 Choseslu par Gilles Blaise, sur une création vidéo de Thomas Chatard

Écrit sur 15 années, Films en prose, paru aux éditions La Barque en 2012 est un recueil de textes marqués des émotions de leur auteur. Les mots de Jacques Sicard, loin de donner une description figée d’un objet fini, disent ce que les films ne disent pas directement, l’idée de formation d’un sensible par les images, et de perceptions d’images qui diffèrent par le ressenti.

« Le cinéma comme compagnon de route, non pas à la manière adolescente, pour justifier les actes passés ou enseigner l’avenir, mais pour seconder notre deuxième naissance, celle qui nous permet enfin de ne plus être le jouet des formes, sans pour autant les détruire. Celle qui permet de se décentrer, et de comprendre que le film lui aussi est sujet. »
Ludovic Maubreuil, Cinematique, 2013, à propos de Films en prose.

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Pour son 14ème  festival Midi Minuit Poésie, la Maison de la Poésie de Nantes a proposé à Mire de collaborer sur une création originale autour des textes du livre Films en prose de Jacques Sicard.
En résulte une lecture par Gilles Blaise de morceaux choisis de ce texte, augmentée de nouvelles images créées pour l’occasion par Thomas Chatard.
Une mise en abyme complète des relations entre le texte et l’image, entre le dicible et le visible…

le jeudi 9 octobre à 15h30,
le vendredi 10 octobre à 18h30
le samedi 11 octobre à 11h
(durée : 30mn)

Gratuit, sur réservation au 02 85 37 36 01 ou à la librairie Les Bien-aimés

 

http://www.maisondelapoesie-nantes.com/MMP/mmp14/programme.html
http://www.les-bien-aimes.fr/

La jetee

Ciné-poème 142

Walden de Jonas Mekas

Vieillir, ce mauvais sort réservé au passé. Gâcher sa vie serait l’apanage de l’âge. Il n’y aurait sagesse que d’une expérience acquise livrée à la friche, d’un savoir brûlé comme un sol ou une peau par salage, d’une tête dont le plomb est fondu dans un moule à balles. Vieillir, cette guerre qu’on fait à soi, à tout. Jamais trop tard.

Déconstruire – pour scier l’arbre du dicton et montrer qu’aucune autre réalité n’existe derrière sa frondaison ; distancier – à seule fin que la distance créée, au-delà d’un seuil critique, vaille en elle-même, que rien ne vaille mieux qu’elle ; démonter – en vue d’un montage qui ne dise plus rien, ayant fait un sort au « praticien du récit » comme on dit, aujourd’hui, dans la réalité augmentée.

Avec Walden et ses cent soixante-quinze minutes d’heures mortes, le témoignage à la précision d’archives cède devant la déconstruction systématique. Mais qu’il déconstruise selon la logique d’un puzzle dont l’image finale varie à l’infini, bien que sa composition se serve toujours des mêmes pièces ; ou qu’il reconstruise en s’appuyant sur ce souci du détail documentaire qui, par maniaquerie, n’élève qu’à la hauteur du simulacre – à chaque fois, que ce soit une vue du port de Cassis par mistral ou un portrait de Carl Theodor Dreyer, Jonas Mekas œuvre à la maltraitance de son passé comme si l’enjeu en était une possible levée d’écrou. Jacques Sicard

 

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