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Quelques nouvelles des actualités du labo de Mire…

Le week end passé (9 mai), Antoine Ledroit et Thomas Chatard sont allés montrer leurs bandes-annonces défigurées (Sans Titre 24xH2o) à Orléans, au 108 chez les rois du numérique, Labomedia !
Sans-Titre (24xh2o)

Guillaume Ferry et Stéphane Racine travaillent dur au labo… dans la suite des recherches sur le développement aux produits du quotidien et la fabrication d’émulsion avec l’abominable. Chimies alternatives, emulsion maison, mordançage et peut-être bientôt de la 3D en 16mm…
Ils présentent leurs travaux en cours à l’atelier Super8 de Tours ce week-end (16 mai).
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Pendant ce temps-là, un nouveau projet de performance se prépare entre trois duos d’adhérents et sympathisants : Mariane Moula & Carole Thibaud (TroisPointsCrochets), Aurélie Percevault et Antoine Ledroit (projet Sillages), Clinch & Pierre Pierre Pierre (AV2). ZÉRO PIXEL jouera donc pour la première fois le 20 mai à Rennes. La pièce « 18ips », jeu d’amorces et de décomptes pour 6 projecteurs 16mm, ouvrira le festival Oodaaq au Jardin Moderne.

Café, Vitamine C et Lessive Phénix

2012-2014

Guillaume Ferry et Stéphane Racine travaillent à l’élaboration de procédés chimiques de développement de films à partir de produits de la vie courante (café, vitamine C, lessive aux cristaux de carbonate de sodium…).

Cette recherche comporte plusieurs enjeux pour les artistes : la compréhension et la maîtrise des outils qu’ils utilisent, l’indépendance vis-à-vis de l’industrie chimique, la réduction de la toxicité des produits.

Lors de la première année de cette résidence, avec 4 ateliers à la fois ludiques et pédagogiques pour différents publics, ils ont souhaité partager une passion, transmettre des techniques, échanger sur une autre approche de la pratique du laboratoire.

Pour cette deuxième année, la réflexion a porté sur l’appropriation de ce procédé dans leurs pratiques artistiques respectives, mais également sur la restitution de leurs recherches en questionnant l’importance du choix du support de l’information.

« Fin 2013 annonce la clôture de notre résidence locale à Mire. Durant ces deux années, nous avons exploré sous différents angles la pratique du cinéma argentique dans un contexte artisanal. Nous avons orienté nos investigations vers des connaissances et leurs mises en œuvre autour d’un procédé simplifié, mais suffisant de développement au café/vitamine C. […]

Si notre résidence à une fin,  il nous parait inapproprié de cristalliser notre démarche et ce qui en résulte dans la restitution d’un tout qui semblerait être le point final à l’expérimentation qu’elle peut procurer pour autrui. Un procédé qui aurait donc tout à perdre à être réduit à une simple recette. De plus, dans un contexte post-industriel où l’offre se raréfie et où le nombre de pratiquants se réduit, il devient donc essentiel pour nous de mener une réflexion sur la diffusion de l’information afin d’augmenter ses chances de « survie ». S’approprier des connaissances, c’est devenir le support de l’information, c’est lui permettre d’évoluer. Il n’est plus question ici de café ou de vitamine C mais des connaissances cumulées en 150 ans de recherches qui nous sont difficiles d’accès à présent. Nous devons favoriser la possibilité que chaque pratiquant ne soit pas simplement un consommateur mais devienne un vecteur de diffusion. »

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ACTIONS / RENDEZ-VOUS

Samedi 21 avril 2012 | Jardin C | Présentation du procédé : Nouvelle Lune #Avril – Développer un film au Jardin C

Vendredi 6 juillet 2012 | Jardin C | Atelier jeune public : Atelier « Super 8 en plein air »

Mercredi 18 juillet 2012 | Jardin C | Atelier jeune public avec le centre de loisir Accoord – Beaulieu

Samedi 24 novembre 2012 | Laboratoire de Mire | Rencontre labo : Révélation(s) et force contrastante

Mercredi 11 décembre 2013 | Laboratoire de Mire | Apéro LAB LABO: Autoréplication, microfilm et imprimante 3D

Samedi 14 décembre 2013 | Ateliers de Bitche | STACK² lors d’une soirée performance cinéma pour l’évenement SCOPIESCOPIE

Week-end 31 mai / 1 juin 2014 | Le lieu unique | Présentation du microfilm et de sa lettre au Festival D organisé par PING

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AVANCÉE DU PROJET / ÉTAPES DE RECHERCHE

Guillaume Ferry, Stéphane Racine, version:25.05.2014

ETAPE 0 10/12/2010
Notre collaboration a débuté dans le laboratoire de Mire, avec l’intention de traiter a postériori nos films en adaptant des formules oubliées. La maitrise de la technique passe par la connaissance intime des solutions préparées. Nous avons entrepris des séries de tests combinant intuition et démarche expérimentale propre aux sciences.
ETAPE 1 02/03/2011
Dans l’optique de traiter de la pellicule cinématographique, nous avons exploré un procédé alternatif utilisé depuis longtemps en photographie où l’on remplace le révélateur par une solution à base de café ou de vitamine C. Par l’expérimentation, nous avons abouti à une première formulation d’une préparation adaptée à nos exigences. Notre premier essai est un film super 8 retraçant nos recherches et la préparation de la solution ayant servi au traitement en négatif noir et blanc de ce film.
ETAPE 2 19/11/2011
L’idée de sortir du laboratoire s’est imposée avec l’envie de transmettre une technique simple, accessible et manipulable par tous. Afin de poursuivre une collaboration avec l’Atelier Super8 de Tours qui ne possède pas de laboratoire, nous sommes intervenus chez eux avec une nouvelle formulation et un protocole adaptés à ces conditions. Un film retrace le travail préparatoire. Il a été tourné et développé dans les ateliers de Bitche à Nantes, sans spire de développement et avec les ustensiles les plus basiques d’une cuisine.
ETAPE 3.1 07/12/2011
Bien que notre choix se porte sur la projection d’un film en négatif, l’obtention d’un positif peut s’avérer nécessaire. Nous sommes actuellement sur une piste pour obtenir chimiquement un positif avec toujours pour contrainte l’usage de produits domestiques à faible coût et dont nous pouvons contrôler l’impact sur l’environnement. Comme alternative, nous avons également transformé une caméra Super8 déclassée en tireuse contact afin de réaliser une copie positive. L’image ci-contre est tirée d’un premier test.
ETAPE 4 ../../…
Ayant atteint les limites de la formulation de notre solution révélatrice, nous pouvons dès à présent reconsidérer le processus de développement dans son ensemble. Dans le but de proposer des ateliers autour de cette pratique, nous devrons, entre autres, simplifier les préparations, adapter les gestes aux mains novices, nous sortir du protocole contraignant du laboratoire et nous affranchir au maximum de l’obscurité.
Notre démarche artistique s’engage dans un autre mode de consommation. Nous voulons mettre en place une forme de transmission qui suscite l’échange par l’expérimentation.
ETAPE 5 13/03/2012
Suite aux tests sur différents fixateurs improvisés en septembre 2011, nous avons retenu la solution d’ammoniaque du commerce qui fonctionne bien et qui présente l’avantage de s’acheter partout. Cependant l’utilisation d’ammoniaque présente de réels risques pour la santé des manipulateurs non expérimentés en atelier. Comme alternative, nous avons  limité la formulation du fixateur aux éléments essentiels. La solution obtenue est efficace, mais nécessite une attention plus soutenue et des réajustements réguliers pour conserver ses propriétés.
ETAPE 6 27/03/2012
En prévision de l’atelier « développer un film dans le jardin C » du 21 avril 2012, où les conditions de développement seront plus contraignantes, nous avons réalisé des tests sur un même plan pour cinq températures différentes et quatre temps. Les données ont permis de construire une grille de correspondance « temps de développement en fonction de la température du bain ». Cette grille donnera une plus grande souplesse pour adapter le développement d’un film  sur le lieu de son traitement et non l’inverse.
ETAPE 3.2 04/04/2012
Nous avons modifié une autre caméra afin de la transformer en tireuse contact. Celle-ci permet un meilleur étalonnage des paramètres nécessaires pour la copie d’un film en acceptant les réglages manuels.
ETAPE 7.1 21/04/2012
Le photogramme ci-contre a été obtenu lors de la rencontre du 21 avril 2012 au jardin C. C’est avec un premier atelier en plein air reprenant toutes les étapes de la conception d’un film, de la prise de vue à la projection, que nous avons transmis notre technique. Après avoir acquis collectivement des images, les 12 participants ont individuellement et simultanément, préparé la solution révélatrice et développé un bout de Super8.
Retour en image sur l’atelier
ETAPE 7.2 06/07/2012
Stéphane Racine a mis en place un atelier en plein air pour que les enfants expérimentent le cinéma Super8, s’initient à ses mécanismes, réalisent des images, manipulent le support et prennent en main les outils.Dans la même journée, les jeunes cinéastes ont tourné, préparé les solutions de traitement, développé et visionné leurs films en présence de leurs parents spectateurs.
Retour en image sur l’atelier
ETAPE 7.3 24/11/2012
Outre l’aspect pédagogique et ludique de cette technique pour un premier contact avec le développement, ce projet s’avère être le point de départ d’une réflexion qui s’étend à nos pratiques de laboratoire. La standardisation des chimies dans ce domaine nous a dépossédé d’un savoir longtemps accumulé et difficile d’accès à présent. Cette formule simple de révélateur au café, à la vitamine C et à la lessive aux cristaux de carbonate de sodium, nous permet de reprendre les bases en s’interrogeant sur le rôle de chaque ingrédient utilisé dans le laboratoire et de revenir à des formulations choisies en fonction des attentes de chacun. Cet atelier permettra aux pratiquants du labo de s’essayer à la formulation.
ETAPE 8 11/12/2013
Diffuser la technique sur un support microfilm.

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µfilm

 

 

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